Comme je n’ai pas pris part au stage l’année dernière, laissons le numéro 4 et allons directement au numéro 5. Cette année, cap sur le Verdon ! Les gouttes d’eau, les larges plaques grises et jaunes, les gorges, et le lac de Sainte-Croix. Jusqu’à la dernière goutte Après un lever matinal à Alby sur Chéran (5h45), avec des voitures remplies de passagers endormis, et une pluie intermittente tout au long du trajet, la première journée s’annonce plutôt compliquée. Une randonnée sous parapluie est donc envisagée. Enfin arrivés au gîte, la météo oscillant entre nuages et soleil, le rocher sec, les conditions sont donc parfaites. Nous prenons la direction du site d’escalade de Vallaute (secteur de 5b à 6c) pour profiter de l’après-midi. Une première petite pluie passe rapidement, on peut poursuivre l’escalade. On surveille les radars, la prochaine averse est censée nous frôler. Hélas, ce n’est pas le cas, quelques gouttes au début, qui deviennent de plus en plus intenses. La majorité du groupe file s’abriter dans les voitures tandis que je monte récupérer les dégaines laissées dans les voies. Bilan de la sortie, 4h de grimpe, un moniteur et son assureur trempés, mais une après-midi sauvée. Free Tibet Le titre n’est pas là pour faire l’apologie de la liberté de la région mais bien le nom de la grande voie d’escalade qu’une partie du groupe et moi-même allons gravir pour la journée.120m d’escalade, niveau 6a maximum, même si avec un niveau 5b on s’en tire très bien. Le départ a lieu à 8h30 pour éviter un réveil trop précoce compte tenu de la veille ! Direction le sentier blanc Martel au niveau du chalet de la Maline. Pour une fois, un beau chemin d’accès, des cairns servant de repères, et un nom au pied de la voie, que demander de plus !La majorité des relais se trouvent sur de bonnes vires, permettant ainsi aux deux cordées de se rejoindre et d’être à l’aise. La dernière longueur, 6a+, dans un léger dévers a fatigué quelques bras et abdos chez certains. Nous avons pu assister à quelques jolis vols en second et de la balançoire pour réussir à raccrocher la paroi. Nous avons mis 3h30 sans se presser pour gravir la paroi.L’autre partie du groupe a grimpé sur un autre secteur de couenne, profitant même de la pluie lors du rangement du matériel (une fois de plus !) L’école buissonnière Nous inversons les groupes pour cette nouvelle journée. Pierre et Léon refont la grande voie d’hier avec d’autres membres du club, tandis que mon groupe part explorer un nouveau site de couenne. Le terme « explorer » est plutôt approprié puisqu’il faut, malgré une durée de seulement 15 minutes, traverser une sente qui, bien que tracée, présente quelques débordements d’arbres et de buissons. Il faut donc jouer un peu des coudes pour y passer. Un petit pierrier un peu raide termine l’approche. Arrivé sur le site, tout le monde se lance en tête pour équiper les différentes voies. Le titre du paragraphe prend tout son sens ici ; les prises sont adhérentes, mais seulement après avoir enlevé la terre et les petits buissons qui s’y étaient installés ! Encore un secteur oublié, qui a permis à certains de découvrir les plaisirs du terrain d’aventure, ou la manière de nettoyer des voies tout en les escaladant. À 15h, le groupe de grande voie avait terminé. Les deux groupes sont alors partis en randonnée pour explorer le couloir Samson et le sommet des gorges de l’Escalès, un lieu emblématique et photogénique. Le choix du peuple C’est déjà le dernier jour. J’accompagne avec Léon les derniers participants pour les initier à la grande voie, pendant que Pierre part sur un nouveau secteur d’escalade.Pour Pierre, son groupe n’est pas satisfait de la sélection du lieu, secteur proche de celui d’hier, et doit donc changer. Malgré des cotations un peu dures et une escalade exigeante sur le placement, tout le monde semble content. En ce qui nous concerne, nous accédons à L‘usage du monde par une Via Cordata aérienne mais facile. Le programme comporte 120m d’escalade dans un niveau homogène 5b+ max. Cette voie est idéale pour une initiation à la grande voie, avec des points rapprochés, des cotations justes et des relais très confortables. Nos retraitées, légèrement pessimiste au départ, se sont ensuite réjouies ! Nicole a déclaré : « Je ne pensais pas faire ça un jour ».3h pour réaliser la voie, sous le soleil sans pour autant trop chauffer, tous les relais étaient à l’ombre. À 13h, tout le monde se retrouve au gîte pour un repas/café, puis c’est le temps de refaire le chemin dans le sens inverse ! Quant à moi, je reste pour mon stage initiation grande voie.On se retrouvera l’année prochaine dans un nouveau lieu, probablement les Calanques !